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En début 2015, Nous avons mis un partenariat en place avec NGN (Next Generation Nepal), Sukarma France et Sukarma Australia, afin de fournir des bourses d’études pour quatre filles rescapées de faux orphelinats, et récemment réunies avec leurs familles. Ce nouveau projet a aussi pour but de sensibiliser aux dangers du tourisme humanitaire dans les orphelinats au Népal.

Une bonne éducation donne à ces jeunes filles une meilleure chance de briser le cycle de la pauvreté, de l’abus et de l’exploitation qui a marqué leur enfance.

Pourquoi ? Chaque année des milliers d’étrangers bien intentionnés, comme nous en 2009, partent au Népal dans le but « de visiter et d’aider des orphelins et orphelinats » ne réalisant pas que ce désir de faire le bien » alimente la traite des mineurs et le besoin d’enfants dans les orphelinats.

90 % des foyers pour enfants au Népal se trouvent dans les quartiers « touristiques » de Katmandou et Pokhara. Les « orphelinats » sont devenus des entreprises commerciales, profitant des parents qui sont trompés quant à l’avenir de leurs enfants et des touristes étrangers bien intentionnés qui versent des fonds en croyant aider de vrais orphelins. Bien souvent, les familles des enfants ne peuvent pas leur rendre visite, les responsables mentent au sujet de leur nom et de leurs origines. Les enfants sont bien souvent maltraités et victimes d’abus physiques, psychologiques et sexuels.

En conservant les enfants dans des conditions misérables, les foyers pour enfants sollicitent la sympathie des touristes pour obtenir plus de dons financiers. Malheureusement les dons alimentent un besoin de plus « d’orphelins » donc d’autres enfants seront retirés de leur famille d’origine, parfois kidnappés et placés dans des faux orphelinats…

Retrouvez ci-dessous l’histoire de ces quatre jeunes filles ainsi que l’exemple d’un orphelinat qui a profité de trois de ces jeune filles :

Section 1: Les filles

Nom : Prameela
Age : 15
District d’origine : Sindhupalchok
District où elle étudie : Kathmandou

Son histoire :

La mère de Junu est morte en l’an 2000 et trois mois plus tard, son père a épousé une autre femme. Son oncle, un guide pour les treks, avait entendu parler de l’orphelinat appelé Mukti Népal et a décidé d’amener Junu à cette organisation pour qu’elle l’admette dans ses rangs. Le 20 mars 2011, Junu fut avec 19 autres enfants sauvée et extirpée de cet orphelinat. Grâce aux informations fournies par la jeune fille, son oncle a été localisé et retrouvé le 5 avril 2011. Après plusieurs rencontres et des séances de médiation, Junu est retournée vivre avec son oncle le 25 avril 2011.

Situation actuelle :

Junu vit aujourd’hui avec son oncle à Chapali, Budhanilkantha (au nord de Kathmandou). Elle est suivie par les associations THIS/NGN et reçoit une instruction à l’école. Elle étudie actuellement en huitième classe dans l’école National United. Elle travaille dur et se porte bien, ainsi elle a réussi à occuper une bonne position dans sa classe parmi les autres élèves.

 

Nom : Sera
Age : 14
District d’origine : Jumla
District où elle étudie : Kathmandou

Son histoire :

La famille de Bimala est originaire de Jumla. Ils font partie de la caste des intouchables (caste hindoue la plus basse) et cousaient des vêtements pour vivre, une profession traditionnellement occupée par des intouchables qui rapporte très peu d’argent. Son père a des problèmes et sa mère souffre également d’une santé très défaillante. Du leur extrême pauvreté, rendue pire par leur santé précaire, ils ont dû émigrer à Kathmandou. Ils ont essayé de gagner mieux leur vie mais ils n’ont pu se soutenir les uns les autres. Ils ont entendu parler de l’orphelinat de Mukti Népal par une proche parent, qui avait elle-même fait admettre sa propre fille là-bas. Ainsi Bimala, en même temps que son frère, a été emmenée là-bas. Le 20 mars 2011, elle fut sauvée et extirpée de cet orphelinat. Elle n’a retrouvé sa famille que le 25 avril 2013.

Situation actuelle :

Bimala vit aujourd’hui avec ses parents et frères et soeurs à Dallu, Kathmandou. On lui a fourni une aide éducative et elle étudie à l’heure actuelle en classe de sixième. C’est une bonne élève qui aide sa mère aux travaux domestiques lorsqu’elle a du temps libre.

 

Nom : Archana
Age : 12
District d’origine : Nuwakot
District où elle étudie : Kathmandou

Son histoire :

Le père et la mère d’Amita ont immigré à Kathmandou en 2002 parce qu’il devenait de plus en plus difficile de subvenir aux besoins de la famille au village, du fait d’un revenu très bas et de très peu de terres. Alors qu’ils cherchaient un travail à Kathmandou, ils ont rencontré un villageois nommé Bikash Kharel qui leur a suggéré de faire admettre Buddha et Amita dans un orphelinat. Ils furent par conséquent admis à l’orphelinat Mukti Népal. Les parents furent localisés et retrouvés à Kathmandou en mai et les enfants furent rendus à leur famille le 12 juillet 2011.

Situation actuelle :

Après le remariage de sa mère avec un autre homme en 2012, il est devenu difficile pour son père de prendre soin de ses jeunes enfants et de travailler en même temps. L’association NGN/THIS a constaté que les enfants s’étaient lié d’amitié avec des enfants des rues et avaient commence à louper l’école. Il a ainsi été décidé d’engager un tuteur pour prendre soin des enfants et leur donner de bons conseils pour leur vie. Mais cela ne s’est pas révélé efficace et en 2014 les enfants ont été admis dans un pensionnat. Amita suit maintenant les cours de cinquième. C’est une fille intelligente qui se débrouille bien à l’école.

 

Nom : Manju
Age : 15
District d’origine : Humla
District où elle étudie : Humla

Son histoire :

Après la mort de sa mère en 2001, alors que Maya n’avait que un an, il devint difficile pour son père de l’élever. Elle fut ainsi confiée à ses grands-parents pour quelque temps. Plus tard, Maya fut amenée à Kathmandou et confiée à Benevolence Children Welfare Organization par des trafiquants (Rana Singh et Gumbire Pariyar) qui ont extorqué 6000 roupies népalaises à ses parents. Sa famille n’eut plus aucun contact avec Maya jusqu’à ce qu’elle soit secourue en novembre 2011 et emmenée à Karnali, dans le Simikot (district de Humla).

Situation actuelle :

Maya vit actuellement avec ses parents dans le Simikot, où elle étudie dans la classe de sixième à l’école secondaire Mandir. Elle bénéficie d’un soutien familial et éducatif de la part de l’association THIS/NGN.

 

Section 2 : L’histoire de l’orphelinat de Mukti Népal

Mukti Népal est à l’origine un orphelinat de Kathmandou créé par une Népalaise, Goma Luitel. Luitel a tout d’abord fait de la publicité auprès des agences de volontariat humanitaire pour venir travailler dans l’orphelinat. Elle a réussi à attirer de très nombreux volontaires étrangers. Son apparent dévouement pour les enfants présentés comme des « orphelins » représentait une inspiration pour ces volontaires. Beaucoup d’entre eux ont aidé Goma Luitel à lever des fonds en écrivant des propositions de levée de fonds et des lettres de sollicitation envoyées à d’anciens volontaires et en fournissant également des biens matériels à l’orphelinat. En 2010, Luitel a réussi à aider un donateur espagnol qui fut capable de couvrir tous les coûts en s’associant à l’orphelinat ; de plus elle a continué à lever des fonds avec l’aide de volontaires. Elle a même tourné une vidéo pour lever des fonds qui décrivait une histoire totalement fabriquée sur la façon dont elle avait sauvé des enfants vulnérables de l’enfer de la rue. Cependant, derrière cette façade de dévouement et d’entraide aux autres, Luitel usait de violence contre les jeunes et négligeait les enfants. Elle les menaçait également, de même que leur famille, afin qu’ils ne révèlent pas aux étrangers qu’ils n’étaient pas « orphelins ». Les parents qui essayaient de voir leurs enfants étaient régulièrement éconduits.

A la fin de 2010, une enfant de l’orphelinat a été heurtée par un véhicule sur le chemin du retour de l’école. Elle est devenue très malade et Luitel a ordonné qu’elle soit placée sur le toit de l’orphelinat et battue avec des tiges métalliques et des orties par d’autres enfants. Bien qu’elle ait été conduite à l’hôpital par un parent de Luitel, cette jeune fille est décédée de ses blessures. Luitel a réussi à convaincre les autorités qu’elle n’était en aucune façon responsable de la mort de la jeune fille et aucune action de justice n’a été entreprise contre elle. Quelques mois plus tard, lors d’une visite de l’orphelinat faite par un ancien volontaire allemand, certains enfants ont commencé à parler à cet homme de ce qu’il se passait réellement dans l’orphelinat de Mukti Népal. L’ancien volontaire a alors recueilli des preuves auprès des enfants et a confié ces éléments à Terre des hommes. Grâce à ces efforts, un sauvetage fut mis en œuvre par le Central Child Welfare Board (CCWB) et la police en mars 2011, avec le support de plusieurs organisations internationales non gouvernementales, comme NGN et THIS. Vingt enfants furent transférés dans une maison de transit gérée par NGN/THIS et, au cours des deux années et demie suivantes, dix-huit d’entre eux retrouvèrent leurs familles (les deux enfants restants furent transférés dans une « bonne » maison d’enfants car NGN/THIS ont été incapables de localiser leurs familles, suite à un manque d’informations). L’ensemble des enfants ont souffert de traumatismes psychologiques importants en raison de ce temps passé sous la coupe de Luitel : tous se sont notamment vu régulièrement refuser l’accès à leur famille.

En 2012, Luitel fut poursuivie en vertu de l’article 7 du Children’s Act et convaincue d’avoir torturé seize enfants. Sa peine fut d’un mois d’emprisonnement et une somme de 5000 roupies (approximativement 50 dollars) à payer, de même que 10000 roupies (approximativement 100 dollars) pour les seize victimes. Luitel n’a jamais été arrêtée, n’a pas payé les sommes demandées ni fait sa peine.

Rappelons que les volontaires et les donateurs qui aidaient Luitel au quotidien ont tous eu le sentiment qu’ils défendaient une bonne et juste cause. Mukti Népal n’aurait pas existé, les enfants n’auraient sans doute jamais été arrachés à leur famille, et la jeune fille décédée serait probablement encore vivante.

Avec les fonds récoltés, nous pourrons continuer à soutenir ces quatre jeunes filles et peut-être même offrir plus de bourses aux survivants de la traite, à l’identique de l’histoire de Prameela, Sera, Archana et Manju.

Vous souhaitez contribuer à cette cause ou avez des questions, n’hesitez pas à nous contacter en cliquant ici.

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